Vendredi 5 septembre 2008

Reprise des entraînements


 Vendredi 25 juillet 2008 - Assemblée générale

19h00 au club house de Frontignan : Assemblée générale des Os de Vie suivi d'un repas (de l'ordre de 10€ par personne)
Merci de nous communiquer qui sera présent au repas par courriel osdevie@hotmail.fr ou en téléphonant à notre coach Philou


 Lundi 14 juillet 2008 - Journée Camarguaise

RDV à 8h30 précise sur le parking Super U d’Aimargues (après le bâtiment d’Eminence). Pour se rendre à Aimargues, prendre l’autoroute A9 en direction de Nîmes et sortir à Gallargues le Montueux. Au premier rond-point prendre tout droit (entre 2 et 3 kilomètres).

En temps normal compter 45 minutes de Frontignan.

 

9h00 : Départ en co-voiturage pour les prés du Cailar

 

9h15 : Petit déjeuner au pré offert par David Forestier (charcuterie, fougasse, fromage, vin, …)

 

11h00 : départ des près de l’Abrivado (taureaux encadrés par des gardians à cheval), pour rejoindre les arènes d’Aimargues. Plusieurs possibilités :

- Pour les plus courageux en footing (8 kilomètres en trottinant)

- En vélo pour ceux qui les auront apportés

- Pour certains en calèche selon places disponibles

- Ou retour en voiture sur le village pour voir l’arrivée aux alentours de 12h00

 

12h00 : vache pour la jeunesse dans les arènes

 

12h30 : apéritif suivi d’un repas dans un des cafés du village (prix du repas aux alentours de 15€ à 20€)

 

15h00 ou 16h30 : concours de boules (inscription payante) ou course libre dans les arènes (entrée gratuite)

 

19h00 : Bandido, retour des taureaux dans les près

 

20h00 : apéritif

 

23h00 : bal

 

Pour les attrapaïres penser à prendre une tenue sportive (short, tennis, …)  et des affaires de rechange

 

Afin de pouvoir préparer le petit déjeuner du matin et de faire réserver les repas du midi, merci de contacter impérativement david F. par courriel : osdevie@hotmail.fr

Merci à tous


 Dimanche 29 juin 2008 - Tournoi de beach rugby de Palavas les Flots

Rendez-vous à 14h00 sur la plage Rive gauche en face le poste de surveillance


 Samedi 28 juin 2008 - Fête du rugby club de Frontignan Sète

Au programme : joutes, taureau piscine, paëlla, pétanques, ......
Venez nombreux


 Vendredi 13 juin 2008 - Match contre les Corsaires d'Agde - Les Corsaires coulent l’Os de vie

La soirée débutait bien mal pour ce vendredi 13. Alors qu’ils cherchaient un terrain perdu en terre agathoise, quelques Os de Vie à la bourre comme d’habitude grâce à un aimarguais, à l’haleine quelque alcoolisée, que nous ne nommerons pas, on faillit faire attraper une crise cardiaque à notre coach enfin de retour sur les stades. C’est donc vers 20h25 que les trois retardataires se pointèrent sur le bon stade, portant l’effectif des visiteurs à une petite douzaine d’éléments capables d’enfiler les crampons.

Nos hôtes, très pros et très gros, nous prêteront 3 joueurs, histoire d’arrondir à la quinzaine réglementaire, ce qui constitue une coutume assez répandue de nos jours. Au moins, Oui Oui n’aura pas à se casser la tête pour les remplacements.

Après un court échauffement, nous choisissons de démarrer la partie face au vent et au soleil. Notons que pour contrer ce dernier, nous adopterons rapidement une tactique consistant à courir vers notre en but afin d’éviter les éblouissements trop fréquents.

Le match est engagé, compte tenu de la différence de poids nous choisissons de faire courir nos adversaires. Ce qui n’est pas forcément très judicieux, car nous sommes un peu à court de joueurs, c’est le moins qu’on puisse dire. Néanmoins, le ballon circule d’un coté à l’autre du terrain, et c’est notre catalan de service, qui joue un peu à domicile ce soir, qui aura la première opportunité d’ouvrir le score. En effet, grâce à une technique de passe dont il conserve jalousement le secret (fort heureusement), il se fera intercepter et permettra aux locaux de marquer les premiers.

C’était sans compter une pénalité foirée de Toy quelques minutes après, qui a tellement surpris nos adversaires qu’elle nous a fait gagner une bonne cinquantaine de mètres, et sur la mêlée qui suivit, notre conducteur de bus remit facilement les pendules à l’heure. Pendant ce temps, un agathois ayant quelques remords d’avoir trahi son équipe en portant le maillot muscatier se faisait porter pâle et nous nous retrouvions à 14 sur le terrain. La pression devenait difficile à supporter, et nous encaissions 2 essais avant une pause méritée qui permit au moins à Nano de se calmer, après avoir démontré ses qualités dans le jeu au pied, surtout après le coup de sifflet. Philou, aidé de son adjoint le professeur, tentera bien de nous sermonner quelque peu pendant ces minutes, mais on voit bien que ce n’est pas lui qui court, hein !

La deuxième mi-temps nous voyait débuter vent dans le dos, mais sans l’avantage du soleil rasant, ce dernier s’étant déjà couché. Une nouvelle passe catalane de notre David Coperfield de l’Ovale (tu vois la balle ? je te l’envoie, et hop, disparue ! Magique, non ?) permit aux locaux d’aggraver le score une nouvelle fois. Pour une fois qu’il fait des passes, celui là !

Cette deuxième période verra Nano complètement péter les plombs. Il manquera de peu la tête de notre coach lors d’un dégagement dont il a le secret lui aussi, ce qui lui vaudra quelques minutes de repos sur le bord du terrain. Si on m’avait dit un jour que je jouerai à treize !

Un Agathois compatissant enfilera cependant un maillot jaune et blanc afin de nous soulager, puis le retour de Nano un peu calmé rééquilibrera les forces en présence. Wil le casqué tentera de galvaniser les troupes en appelant à jouer plus en percussion avec les avants. Malgré nos poumons à l’agonie, nous arrivons cependant à produire un peu de beau jeu, mais au bord de l’épuisement nous encaisserons un dernier essai en fin de partie.

Apres un discours du coach dans les vestiaires « On est venu, on a vu, on a perdu ; mais au moins on a joué » toute l’équipe l’applaudira et décidera finalement de le reconduire dans ses fonctions pour le prochain match malgré une défaite dont nous commencions à avoir oublié le goût ces derniers temps. Une mention spéciale sera décernée à Olivier pour son courage et son dévouement au cours de cette partie. Félicitations également à Jean Louis qui aura énormément progressé ce soir en terme de placement. En effet, dès que Bernard attrape la balle (sans faire un en avant bien sûr) il a déjà acquis le réflexe de se replacer pour le coup d’envoi.

Selon le petit palette, nous avons bien joué malgré TU. Même si on a fait souvent Tu Tu comme dit Michel notre chef de gare.

Quelques bières plus tard, après avoir admiré l’humiliation de nos homologues (au salaire près) du ballon rond sur l’écran du club house, nous nous translaterons vers un petit restau très sympathique sur une place ventée de la ville afin de reconstituer nos réserves qui en ont pris un coup ce soir là. Le repas fut très bon, ainsi que la charmante Nathalie, serveuse de son état qui nous mis dans tous les notre. Un rayon de soleil qui réchauffa le cœur de certains avec ses yeux « qui sentent le cul » selon un joueur dont je tairai le nom par respect pour ses femmes et maîtresses. Bravo également au cuistot, qui serait digne de concourir avec nos diététiciens frontignanais pour le prix du meilleur repas hypercalorique. Puis nous entonnâmes quelques chansons de circonstances où il fut question de morpions, de belges, d’anglais, de boîte à Caca, d’ananas et autre boiteuse. Quelques chants plus tard, après avoir parcouru une bonne partie du répertoire paillard habituel, un petit Get 27 ainsi que son cousin blanc nous tendront les verres pour le plus grand plaisir des non-conducteurs de ce soir. Et vers une heure du matin, la fatigue gagnant (au moins, il y aura eu un gagnant ce soir), nous nous redirigerons tous vers l’est, oui, j’ai bien précisé TOUS, pourquoi, vous pensiez à quelqu’un en particulier ?

Merci aux corsaires pour leur accueil et l’ambiance qu’ils ont mis durant la réception d’après match.

Le prochain match est prévu vendredi 20 à Mèze, normalement l’équipe de France devrait être éliminée de l’Euro, donc nous devrions être assez nombreux ce soir là. Ce match sera dédié à Michel BOURDEL, absent des terrains depuis deux ans maintenant à l’insu de son plein gré mais toujours présent dans nos cœurs. Donc venez nombreux !

 

Philppe L. / Arnaud F.


 Lundi 2 juin 2008

Fermeture du terrain de rugby de Frontignan


 Vendredi 30 mai 2008 - Match contre les Pompiers - Le feu chez les pompiers

Préambule : il s’agit bien du commentaire du match contre les pompiers, eh oui, le retard pris par notre ouaibmasteur risque de nous faire perdre les pédales. D.F. : « Merci les gars »

 

Rendez-vous comme d’habitude le vendredi soir pour cette rencontre attendue avec un peu de crainte. Il faut dire que la rencontre précédente il y a deux ans contre une équipe « qui n’avait jamais joué » s’était soldée par une déroute muscatière encore ancrée dans nos vétérantes mémoires.

Changement de tactique donc ce soir. D’abord changement de coach, puisque Philou est parti faire des galipettes en Ariège, c’est le Professeur qui conduira le match et les joueurs vers une hypothétique victoire. Changement de discours aussi « ils ont déjà joué, vous pouvez leur rentrer dedans ». Cela annonce clairement la couleur.

Revue des effectifs et premier constat : un bon nombre d’absents dans les rangs. Ce à quoi notre coach rétorquera, en hommage aux Valents et à Raymond Domenech : « Il vaut mieux être quinze et hétéros que treize et gays ». Finalement, quelques juniors ayant fait le déplacement se joindront à nous pour rabaisser sensiblement la moyenne d’age de l’équipe vers des valeurs plus acceptables. On remarquera notamment Morgan qui a réussi à piquer le maillot du Catalan au grand dam de ce dernier. La différence de gabarit permettra néanmoins à notre junior de conserver son bien sans trop de difficulté.

Direction le terrain d’honneur, ça devient une habitude désormais ; malgré le soleil de la journée et l’absence d’arrosage, il n’est pas trop sec. On regrette, par rapport à il y a 15 jours, l’absence de fleurs et de chiendent, remplacées par un gazon dense et monotone.

Echauffement dans les règles, et composition de l’équipe. J’ai du perdre quelque kilos ces temps ci, car je migre du talon jusqu’à l’aile en un éclair. Est ce le professeur qui perd la mémoire ? Enfin, selon l’article 2 des statuts, le chef a toujours raison, donc je pars à l’aile sans prendre la tangente. Popaul, quant à lui, se verra déclaré inapte au service par le médecin de la rencontre, suite à une haleine fortement anisée, conséquence d’une répétition des multiples combinaisons possibles  sur le comptoir du club house, avec des verres de pastis en guise de joueurs.

Début du match, on se rentre dedans allègrement dans la plus pure tradition, et ce qui était à craindre se produisit : une sortie de balle rapide pour les hommes du feu, une attaque petit coté avec un beau surnombre et le physique fera le reste. 1 à 0 pour les pompiers.

Heureusement, les jaunes et blancs se ressaisissent rapidement et par un bon travail d’avants (jeu d’avants, jeu de Frontignan dira le coach) fatiguent l’adversaire et parviennent à égaliser par l’intermédiaire de notre percussionniste de service en la personne de Jacques.

Le premier tiers temps se termine sur ce score de parité. Un peu de coaching, entrée du Catalan qui crie haut et fort depuis 20 minutes « moi, les pompiers, ça me connaît », ainsi que de quelques jeunes. Ce sang frais fera rapidement la différence et Jacques, encore lui, permettra aux Os de Vie de prendre l’avantage. Dans la foulée, une action de jeu avec, ô miracle, une bonne dizaine de passes sans faute et sans tomber le ballon, permettra de créer le surnombre à droite, la charge de Serge faisant le reste. Ce dernier, à bout de souffle, réussira, deuxième miracle, à passer la balle à Bernard à quelques mètres de la ligne. Et Bernard la rattrapera, troisième miracle, sans la tomber ni faire un en-avant, ce qui lui vaudra d’inscrire l’essai suivant. Devant tant de miracles, on se croirait à Lourdes. Eh oui, « sagesse est source de foi » dira notre Catalan de service. Une action de la même veine permettra d’inscrire une quatrième réalisation et de rentrer au vestiaire avec un bel avantage de 3 essais.

Dernier tiers temps, remaniement de l’équipe, et sur l’engagement, à peu près tous les joueurs toucheront la balle avant d’inscrire le cinquième essai par l’intermédiaire de Vincent (oui, le fils de …….). Nouvel engagement, et copier-coller de l’action précédente puisque le ballon circulera rapidement de mains en mains pour venir s’échouer dans l’en but adverse devant des pompiers aussi impuissants qu’un eunuque dans une partouze. Malgré le prêt de quelques joueurs et une volonté toujours active, nos adversaires encaisseront un septième et dernier essai de Didier sur la fin, sous les applaudissements de notre nouveau coach. Philou, t’as du soucis à te faire !

Dans les vestiaires, quelques retardataires profiteront de la présence d’Arnaud F. pour lui remettre leur déclaration d’impôts contre reçu avant l’heure fatidique de minuit, pendant que Lionel inspectera tous les équipements des joueurs afin de tenter de retrouver ses épaulières taille XXXXXL. Avis à tous : si vous les retrouvez par hasard au fond de votre sac, pensez à contacter Lionel au numéro vert SOS Dopage, de toutes façons, vous n’en ferez rien, elles vous descendront aux genoux.

Après le match, petite réhydratation en règle avec quelques produits moussants, mais la fracture non pas sociale, mais au pied, de ma moitié me rappellera vers des réalités plus terre à terre sans pouvoir participer à cette ultime communion de l’année dans notre club house. Je laisse donc le soin à notre autre groniqueur de vous narrer la suite des évènements, non sans vous annoncer qu’une nouvelle fois, une contrepèterie s’est encore glissée dans le texte et permettra aux plus perspicaces d’engranger quelques points bonus pour le quiz.

 

Merci à notre néo-ex voir futur ailier pour son sémillant compte rendu de notre match contre des pompiers qui se sont hélas quelque peu consumés tout au long du match pour finir carbonisés, voir dans le rouge.

Mathieu n’a pas profité de la présence sur place des secours pour nous refaire le coup de la belle évanouie. Seuls les Valents semble pouvoir lui faire tourner la tête.

On notera un nombre plus que limité d’Apaviste.

 

Reprise des commentaires, la où le groniqueur en chef c’était arrêté.

Une fois sorti du sauna qui nous sert de douche, direction le club-house pour une réhydratation en règle des organismes. L’ami Christophe derrière le bar est toujours le roi de la tireuse. Serge et Michel B ont bien tenté d’esquiver le repas mais l’intraitable professeur les a rapidement remis dans le droit chemin. Il y a un nouveau shérif chez les Os de Vie.

C’est à nouveau un menu diététique qui nous sera proposé. Tout d’abord, un joli plat de charcuterie en entrée avec sa petite tablette de beurre pour faire glisser. Puis, en plat de résistance, du bœuf avec saucisse et pâtes accompagnés d’une délicieuse sauce tomate. Un petit morceau de fromage suivra. Seuls les plus chanceux (les 1ers de la table) goûteront au camembert les autres se contentant de gruyère. Le dessert s’averra des plus frugales. Une microscopique part de tarte aux pommes, signe des temps difficiles que nous connaissons.

Heureusement, le tout fut arrosé du fameux primeur 1998 qui nous met en émoi les papilles à chaque rasade (et nous torpille l’estomac).

Repus, les vieux Os se tournèrent vers le bar pour avaler un petit café pour certains, quelques « verts » de liquide mentholé pour tous. Cette boisson magique a le don d’inspirer et de rendre volubile et nombreux furent ceux qui refirent le match ou se lancèrent dans de grandes théories sur notre sport favori.

Puis nos gaulois regagnèrent leur hutte avant que leur femme ne leur souffle dans les bronches à défaut d’un endroit qu’ils eurent mieux apprécié.

 

Restons mobilisés (non, non, ce n’est pas le téléthon). Un match devrait avoir lieu contre Meze le vendredi 20 juin et l’ami Philou est à la recherche d’autres équipes qui accepteraient de nous recevoir. Toutes les infos, quizz, photos (du Pays de Galle, un jour peut être) sur le site www.osdevie.tk géré par l’ami Lagisquet : « J’y travaille et j’ai déjà commencé une sélection qui sera en ligne au plus tard cet été ».

 

Philippe L. / Arnaud F.


 Vendredi 23 mai 2008 - Assemblée Générale extraordinaire du Rugby Club de Frontignan Sète
et entraînement dirigé par Laurent F.

En vue de la fusion des deux clubs de rugby Frontignan Sète et Poussan une assemblée générale extraordinaire est prévue au club house de Frontignan. Les adhérents Os de Vie intéressés sont les bievenus.


 Samedi 17 mai 2008 -  Le Grand Tournoi : Os de Vie / Blazers Bleus et les Catalans du Boulou / Les Forçats de la veine 

En ce samedi 17 mai avait lieu le tournoi organisé par les Os de Vie. Rendez-vous était donné à l’ancien terrain de rugby de Poussan entre 9h30 et 10h. Ce fut une véritable revue d’effectif dans nos rangs. Un grand merci à tous pour avoir répondu présent et participé au bon déroulement de cette sympathique journée. Lolo et Dany ont réussi à faire le déplacement sans rater l’avion cette fois ci. Une vingtaine de catalans du Boulou, renforcé par une dizaine de parisiens du RCF fatigués par leur nuit à Gérone avait fait le voyage.

C’est sous un ciel menaçant que nous découvrîmes un terrain campagnard et fleuri, quelque peu irrégulier. Michel C., en bon agent de voyage, proposera de classer ce terrain « 1 ballon » au futur guide michelin des terrains de rugby (à paraître en septembre).

Au vu du nombre de participants, il fut décidé de se changer en tribune. L’occasion de faire admirer nos corps musclés aux quelques spectatrices présentes, l’ami Palette poussant même le zèle jusqu’au nu intégral. Le tout en évitant de marcher sur les tessons de bouteille ou de s’asseoir sur des reliquats de bière ou de vin. La petite Palaisi était sortie de sa coquille ce jour là pour venir admirer les exploits de son papa. Ce sera pour une autre fois. Heureusement, la vie est encore longue.

Les plus romantiques profiteront de l’échauffement pour cueillir quelques fleurs en vue de la fête des mères toute proche

 

Pour le premier match, nous fûmes confrontés à une entente catalano-parisienne vêtue de tuniques noires du plus bel effet. Un match engagé et dans un bon état d’esprit. La partie, longtemps équilibrée, finie par basculer en notre faveur. Nos adversaires, très certainement fatigués par leur précédente nuit, s’inclinèrent sur le score de 4 à 2. On regrettera la blessure de Franck, victime d’une double entorse. Après le poignet, la cheville, il est grand temps que la saison se termine pour l’homme aux protèges tibias bleu schtroumf.

Merci à Pierre T. pour ses nombreux sauvetages qui enraillèrent les velléités de nos adversaires à venir profaner notre en but, et a Mouss, qui a trahi son équipe d’il y a deux mois pour rejoindre les Os de Vie, et de fort belle manière.

L’ami Philou passé au sifflet laissa les rênes de l’équipe au professeur (Michel) qui fut confronté à l’écart qu’il peut y avoir entre la théorie et son application sur le terrain par une équipe qui n’assimile pas toujours très facilement les notions plutôt simples de notre sport.

 

A peine le temps de souffler, que se présentait l’équipe de Poussan-Montbazin dans une tenue très proche de la notre. Après une première mi-temps muscatière plutôt faiblarde, nous nous retrouvâmes mené 2 essais à cherche. Toy contestait d’ailleurs la mise au poing de certains joueurs adverses. Heureusement que la seconde période fût d’un tout autre cru. Notamment grâce à Mouss qui inscrivit les deux essais qui nous permirent de conclure sur un match nul.

L’ami Bartol, dit l’intermittent du spectacle, nous régala par ses percées au sein des défenses adverses et sa fameuse défense flottante, certaines mauvaises langues diront même coulante.

 

Le dernier match opposa l’entente catalano-parisienne aux joueurs de Poussan-Montbazin renforcés par des mercenaires muscatiers. On notera une magnifique action d’un joueur parisien qui après une jolie course dans la défense adverse vit le ballon lui glisser des mains juste avant d’aplatir. Sûrement un problème de finition précoce. Le genre de bévue donc on vous reparle encore deux ans plus tard. Pour l’aspect sportif, on retiendra la victoire des parigo-catalans dans ce dernier match, ce qui permettra, grâce à un savant calcul dont notre Maitre Philou gardera le secret, à l’équipe des os de Vie –avec Mouss- de remporter la victoire dans ce tournoi.

 

Le passage par les douches (individuelles qui plus est) fut particulièrement apprécié au vue de la chaleur qui pesa sur les organismes.

Heureusement, nous pûmes nous désaltérer avec des boissons permettant une récupération accélérée : bière, pastis et whisky. Un instant apéritif grandement apprécié qui sera suivi du repas. Au menu, une brazoucade avant l’heure, saucisses, merguez et côtes de porc, fromage et tarte aux pommes. Tous nos remerciements aux cuistots locaux et leurs magnifiques tabliers pour leur travail et leur gentillesse. Un petit get pour se rincer la bouche et Lionel mettait en place l’atelier joute.

Après une démonstration entre Toy et le chevelu Buonomo quelques uns s’essayèrent à cette pratique typiquement sétoise. Dans un duel de titans, Mouss, très en verve en cette journée, mis sur le cul la montagne parisienne Alain à deux reprises. Il fallu expliquer au catalan qu’il n’avait pas le droit d’utiliser sa « propre » lance car, bien qu’il fut bien doté par la nature, cette dernière n’était pas homologuée par la fédération. Ce fut un bon moment de convivialité qui se termina miraculeusement sans blessés.

 

Par la suite, nous quittâmes nos amis de Poussan en les remerciant pour leur accueil exceptionnel. Le groupe se scinda en deux. Une grande partie fila au mas de Mouss et un petit groupe, donc votre serviteur, partit chez Gaël. Chez ce dernier, nous dégustâmes des cerises, puis quelques boissons alcoolisées. Philou n’eut de cesse de s’extasier devant le terrain arboré et l’enceinte qui le délimitait. L’après midi fut ponctué par les « ta gueule ! » d’Hélène, nouveau mot doux à son mari. Ils ont des relations étranges chez les Poupou.

Nous décollâmes pour le mas de Claude suite au coup de stress de David F. très inquiet pour sa femme qui risquait de se retrouver seule représentante de la gente féminine au milieu d’un troupeau de mâles déjà quelque peu alcoolisés.

 

La brazoucade chez Claude sera l’ultime étape de cette journée bien remplie.

Comme à l’accoutumé, il fallu ouvrir moult huîtres qui furent rapidement dégustés par les convives. Il faut dire qu’elles étaient succulentes.

Nos amis catalans improvisèrent une cérémonie de remise de cadeaux. Mouss, Michel et Claude furent gratifiés d’un splendide tee-shirt et de deux plaques en bois au blason de l’équipe du Boulou.

Puis se fut la fameuse brazoucade à la Palaisi donc la recette secrète est transmise de génération en génération. Quelques saucisses seront grillées pour faire bonne mesure.

La soirée se poursuivit par une nouvelle dégustation de Get et d’une surprenante crème catalane liquide.

Peu à peu chacun regagna ses pénates et il ne resta plus qu’un dernier carré de grognards qui finit à son tour par quitter les lieux sur le coup des 1h30.

 

Un grand remerciement à tous ceux qui on participé à la préparation de cette journée : Philou, Michel, Claude, Lolo, les joueurs de Montbazin-Poussan. Désolé pour ceux que j’ai pu oublier.

Merci aux sympathiques parisiens du RCF et catalans du Boulou d’être venu partager ce moment de convivialité. Nous espérons pouvoir les revoir très bientôt.

 

Arnaud F.


 Vendredi 9 mai 2008 -  Match contre Les Valents "On n’est jamais trop aidé…"

Le match de ce soir s’annonçait intéressant, puisque nous devions découvrir une nouvelle équipe, jusqu’alors inconnue. Une rencontre qui pourrait rentrer dans les anales du club. Il faut dire que malgré leurs quatre années d’existence, Los Valents (quelle fine appellation pour cette équipe) ne se sont ouverts au championnat vétéran que cette saison.

Petite angoisse pour certains de nos compagnons quand même, puisque cette équipe se revendique « gay et friendly ». Ce n’ est pas tellement le friendly qui nous inquiète, nous, les « héteros et roumégaïres ».

Nous arrivons par petits groupes au club house vers 19h30/20h, nous découvrons nos adversaires, qui se serrent la main pendant que nous nous bisons allègrement. On pourrait alors se demander qui sont les homos ! D’autant plus que si chez les Valents, il y a un hétéro, et on sait qui c’est, il paraîtrait que chez les Os de Vie, il y aurait un gay. Mais on ne sait pas qui c’est.

Première surprise de la soirée : deux dames (ou demoiselles, je n’ ai pas demandé) intègrent l’équipe adverse. Compte tenu du faible nombre de participants ce soir, pont du 8 mai oblige, leur présence sera d’autant plus appréciée, et pas seulement par Bernard. Une vingtaine d’Os de Vie auront répondu présent ce soir, ainsi qu’ une bonne dizaine de Valents (score nettement meilleur au passage que les Cissous la semaine dernière pour des circonstances identiques). Les jeunes de la première, qui ont eu la bonne idée d’arrêter leur saison plus tôt que prévu, nous fourniront un complément d’effectif appréciable, ce qui permettra de constituer deux équipes homo-gènes. Au passage, nous récupérerons également par la même occasion le terrain principal.

Direction les vestiaires donc, pour une revue des effectifs. En l’absence de Philou, retenu à Lavelannet, et de Lolo, on ne sait pas où, c’est notre trésorier qui gèrera les entrées/sorties des joueurs. Le gros de l’équipe est présent, il y a également Gauthier, pas vexé par le dernier commentaire (il ne se vexe jamais, il s’énerve, juste, dixit l’intéressé). Mon frère, en vacances dans la région, est venu voir à quoi ressemblait un match de rugby, ce sera son dépucelage ce soir. Sa serviette rose incitera tout naturellement le caniche à le proposer en renfort aux Valents. David F., de retour de Syrie, arborera un magnifique slip échancré à rayures oranges et bleu ciel pour le match. Il refusera néanmoins catégoriquement de s’introduire dans l’équipe de nos adversaires. Nous proposerons à Bernard S. d’aller se changer dans le vestiaire adverse, histoire de prendre un avantage psychologique certain et de leur mettre un coup, au moral s’entend. Ce dernier refusera également. Il ira même jusqu’à arborer pendant tout le match, sur son postérieur, une croix rouge fabriquée par Petitou, toujours aussi à l’aise quand il s’agit de déconner. Cette croix signifiant une interdiction stricte de pénétrer. Nous bandons consciencieusement nos différents membres, un peu de vaseline pour que la tête rentre mieux en mêlée, et nous voilà fin prêts. Petitou ayant perdu ( ?) quelques kilos ces derniers temps, le caniche lui proposera un poste en première ligne, qu’il tiendra une bonne partie du match.

Nous entrons donc sur le terrain sous les projecteurs (ça change de « notre » terrain). Autre surprise : nous pensions voir nos adversaires avec des maillots roses, style Stade Français, ou un maillot à carreaux (pour jouer aux dames). Ben non, ils portent de très seyants maillots moulants bleu nuit. Il paraît que c’est parce qu’ils aiment bien être en foncé, dira ensuite une mauvaise langue dans les vestiaires.

Le caniche leur prêtera donc quelques joueurs, mon frère donc, mais aussi la poutre, Vincent (le fils), Morgan et quelques autres qui tourneront au gré des blessures et fatigues diverses. Des jeunes qui aident des vieux, des Os de vie qui aident leurs adversaires : eh oui, on n’est jamais trop aidé dans la vie.

 

Le coup d’envoi est tiré, et déjà on constate la supériorité technique des Os de Vie. Ces derniers peinent toutefois à fixer les gros et ouvrent trop rapidement, envoyant les ailiers à des attaques suicides en bord d’aile, le tout sans gagner le moindre mètre. Deux essais seront néanmoins inscrits rapidement. Le relâchement général sera rapidement puni par un essai en contre des Valents, suivi par un deuxième dans la foulée sur la récupération du coup d’envoi. Quant ils avancent, on recule. Comment veux tu ne pas être ridicule ?. A cet instant, on se réjouit de ne pas avoir Philou sur le bord du terrain, il en ferait une crise cardiaque.

Heureusement, très vite, Jean Louis portera la balle dans l’en but adverse grâce à un crochet dont il garde jalousement le secret, ce qui nous permettra d’aborder la mi temps avec un léger avantage. : score de 3 essais à 2 pour les locaux.

La deuxième période sera abordée dans une ambiance plus sereine et surtout plus professionnelle. Mais comme nos adversaires ne se laissent pas prendre comme des bleus, ils égaliseront à nouveau sur une belle percée de la Poutre, passé à l’ennemi, qui inscrira un essai en coin. Sa tête heurtera également le sol sur cette action, ce qui, du fait de la différence d’altitude, l’enverra se reposer sur le bord de touche. Une action salvatrice de notre étalon catalan, soucieux de ne pas se faire attraper par derrière par les adversaires, permettra rapidement de nous remettre dans le droit chemin et de prendre la direction des opérations.

Un nouvel essai portera le score à 5 à 3. Le match est plié ? Queue nenni ! un ballon perdu bêtement (c’est con, ce que je dis, t’as déjà vu un ballon perdu intelligemment ?) sera mis à profit par nos adversaires pour réduire le score. Grâce également à un placage loupé de ma part, mais c’était mon frère, donc j’avais une excuse sur ce coup là.

Bien remontés par le discours de la pause, les Os réagiront positivement en structurant leur jeu. Dès lors, les trous chez nos adversaires s’élargiront à plusieurs reprises. On verra même Jean Louis donner quelques leçons de rugby à un gamin qu’il a vu naître, puisqu’il n’est autre que son fils, j’ai nommé Vincent. Quelques discussions houleuses et règlements de compte en perspective à la maison.

Sur la fin de match, la fatigue aidant, les Os de vie enfonceront plusieurs fois la défense adverse. Le match se terminera sur un ballon porté sur une trentaine de mètre, écroulé juste avant la ligne, mais qui aura fixé la totalité de l’équipe adverse. Le dernier essai pour nos trois quarts sera donc un jeu d’enfants. Mais après tout, nous sommes tous de grands enfants, non ? victoire donc des Os de Vie sur un score de 7 essais à 4.

La sortie du terrain sera assez classique, remerciements et haie d’honneur par les deux équipes, qui rejoindront leurs vestiaires respectifs pour s’enfiler une tenue plus adaptée en vue des agapes ultérieures. Nous apprenons à ce moment là que Mathieu (la poutre) a été transféré à l’Hôpital par les pompiers (les vrais, c’est pas un jeu de mot vaseux, cherchez pas) pour y subir quelques examens. Il ne se souvient de rien, ce qui, au vu du score final pour son équipe, ne présente quand même pas que des inconvénients. A l’heure ou j’écris ces lignes, nous n’avons pas de nouvelles fraîches sur son état de santé, mais qu’il soit assuré que toute l’équipe (les deux équipes même) lui souhaite un bon rétablissement.

Après quelques plaisanteries douteuses dans les douches, où l’on aura vu le catalan se déplacer uniquement le dos collé au mur, nous aborderons enfin la phase de réhydratation que constitue la troisième mi temps. En cheminant au passage devant un barbecue et 4 gigots fumants, histoire de nous mettre la bière à la bouche. David et Arnaud, ne résistant pas à l’appel des bodégas de la féria de Nîmes, nous quitteront prématurément.

Le repas, composé par Paul et Beau-Cuse, sera comme souvent à la hauteur, malgré un vin local que notre trésorier trouvera un peu poivré, ou salé, et peut être même les deux. On déplorera juste un petit arrière goût de « reviens-y » pour le gigot/patates/lardons/crème fraîche/fromage, plat diététique par excellence mais ô combien succulent. Les plus observateurs du groupe auraient noté une différence entre les quantités exhibées avant match et le cumul des quantités dans les assiettes servies…affaire à suivre.

Bien entendu, la fin du repas verra à deux reprises notre trésorier casser sa tirelire, à contre cœur comme toujours, pour nous offrir quelques bouteilles d’eau gazeuse que par habitude nous accompagnons de Get histoire d’y donner un peu de goût. La soirée se terminera sur les coups de 1 h du mat, après avoir salué nos nouveaux amis d’un soir. Une nouvelle équipe qui ne demande qu’à progresser, et dans laquelle on sent cul- miner le plaisir du ballon ovale. Gays ? on n’a pas testé, mais on les croit sur parole. Friendly ? Assurément, on vous le confirme.

Nous demanderons à notre programmateur Philou de nous réserver un match chez eux pour la prochaine saison. D’autant plus que, d’après nos sources, leur pilier n’est pas surnommé « Maité » que pour sa ressemblance physique, mais aussi pour ses qualités culinaires. Maintenant que le mot est lâché : on demande à voir. Et à goûter.

 

Pour conclure sur une note positive de la soirée, on retiendra : L’excellent état d’esprit de nos adversaires, avec mention spéciale aux deux dames qui ont su faire jeu égal avec leurs compagnons mâles, le silence sur le terrain (ce qui est lié au point précédent à mon avis), les ballons pris en touche (c’est nouveau, ça, mais il faut avouer à leur décharge qu’il y avait peu d’opposition), et le catalan qui arrive enfin à prendre les trous et à conclure.

 

Prochain match le 17 mai sur le terrain de Poussan, où nous accueillerons les Blazers Bleus de Paris et les Catalans du Boulou, et peut être aussi les Montbazinois. Michel B. devrait envoyer rapidement le programme de la journée

 

Philippe L.


 Samedi 26 avril 2008 -  Match contre Les Partenaires MRC et les anciens de Decazeville

Le match retour de notre confrontation du mois dernier s’annonçait de façon assez inhabituelle pour les vétérans que nous sommes. D’abord par la date, puisque selon Philou, « ce vendredi là, on a joué le samedi matin ». Eh oui, Canal + oblige. Non, pas pour nous, la télé. Pour les pros du MHRC et du Stade français, qui ont pris notre place le vendredi soir. Notons au passage que nos hôtes nous ont aimablement fourni quelques invitations pour assister à cette rencontre. Une vingtaine d’Os de Vie, dont un Nano en tenue de jeune marié feront le déplacement. Les plus vaillants continueront la préparation de la rencontre du lendemain par un petit passage à la feria de Palavas, sans toutefois dépasser l’heure respectable de 3 heures du mat.(j’ai des frissons et je claque des dents).

Inhabituel également par le nombre d’équipes. Eh oui, ce jour là, 3 équipes seront présentes. Une partie à 3, comme dirait B.S., qui rajoutera « à 3, c’est quand même mieux qu’ à 2 ». Effectivement, une équipe de vétérans aura fait le déplacement depuis Decazeville, petite bourgade aveyronnaise du bout du monde.

Inhabituelle encore la pelouse, plantée par Michelin, Pirelli et Good Year réunis. Du pneu râpé sur 3 centimètres d’épaisseur, avec des faux poils style sapin de noël synthétique ancrés dedans. Ca ressemble à du gazon, surtout de loin, mais les joueurs le confirmeront à l’unanimité : ce n’est pas du gazon. Ca ne se fume même pas.

 

Donc place aux matches et à l’aspect sportif de ce samedi matin. Tout d’abord la revue d’effectif traditionnelle : On remarque de suite la faiblesse de l’effectif :17 joueurs, renforcés par deux gendarmes des Tuniques Bleues. Et encore, un Lolo à mi-temps seulement, une dure journée l’attend le lendemain. On notera l’absence de notre ouaibmasteur David F., parti couper du bois en Syrie (m’enfin, quelle idée, t’avais pas plus près ?). Franck W., après avoir annoncé qu’il ne viendrait pas pour cause de terrain « inadapté », est néanmoins présent. Les mauvaises langues mettront ses déclarations d’avant match sur le compte d’un gros coup d’intox, histoire de s’assurer une place de titulaire ce jour là….

On appréciera le retour de Gauthier dans l’équipe, après quelques mois d’absence.

Les spectateurs sont venus en nombre, puisqu’on en compte pratiquement une dizaine ce jour là. Y compris les futurs vétérans que sont Louis N., Maxime W. et le petit Joris S., qui comme son papa, en attendant de tomber les filles, montre ses qualités en tombant les ballons.

 

Prise de contact sur le terrain pour l’échauffement, sensations assez bizarres je dois l’avouer. En baskets, ça tient à peu près sur les appuis, mais ça décroche brutalement. Ceux qui ont choisi les moulés restent collés sur la gomme, au risque de se briser une cheville ou un genou, ou les deux. Les rebonds du ballon sont également assez bizarres. Le soleil du jour aura laissé nos caleçons et manches longues dans les sacs, seul Gauthier ayant préféré le look de tarlouze à celui de grand brûlé. (non, je déconne, Gauthier, reste avec nous) Bon, on y va quand même ? Puisqu’ on y est, alors allons y.

Le premier match aura lieu entre les Os de Vie et Decazeville. Equipe inconnue pour nous, mais qui a battu les partenaires l’an dernier, une bonne référence quand même. A notre grande satisfaction, les touches ne seront pas disputées, ce qui, au vu des performances sur nos derniers matches, est un avantage considérable. Effectivement, première mi temps, et premier essai des muscatiers face à des aveyronnais qui ne ferment pas le jeu. La désunion de l’équipe et les palabres redondants (du grec « Redondo » : qui commence à nous casser les c…) permettront à nos adversaires de revenir au score, puis de prendre l’avantage, avant que Didier en fin de partie, sur une belle ouverture de Gauthier (c’est bon, comme ça ? Tu restes avec nous, là ?) ne remette les pendules à l’heure et les deux équipes à égalité par la même occasion. Score final 2 essais partout.

Le deuxième match verra nos hôtes tout frais affronter une équipe frontignanaise avec un match dans les pattes. Pourtant, nous ferons le jeu, mais deux contres assassins permettront à nos adversaires d’inscrire par deux fois un essai un peu contre le cours ou l’esprit du jeu (disons que nous on joue pour s‘amuser, eux ils jouent pour gagner, les traîtres). En deuxième période, nous n’avons même plus besoin de nos adversaires pour nous engueuler, nous y arrivons tous seuls entre nous. Un troisième, puis un quatrième essai des Partenaires aggraveront encore le score. Jusqu’ à ce qu’un coup de paupière bien placé de Didier dans un regroupement n’éclate le front d’un de nos adversaires, en inscrivant d’un seul coup une bonne demi douzaine de points (de suture). Malheureusement, une astuce du règlement ne permettra pas de valider ces points et donc notre victoire, et c’est sur cette action que l’arbitre sifflera la fin de la rencontre.

 

Pour la petite histoire et pour l’aspect sportif, notons que le dernier match verra les partenaires un peu plus à la peine (tiens, c’est marrant, le deuxième match d’affilée, hein ?) disposer de justesse des Decazevillois légèrement renforcés pour la circonstance, sur un score final de 4 essais à 3.

 

Après la remise du trophée aux vainqueurs, une petite douche fraîche (on se demande bien à quoi servent les panneaux solaires sur le toit !) qui fait du bien quand ça s’arrête, et nous nous rhabillons en essayant d‘évacuer les morceaux de gomme rapportés ça et là dans nos vêtements, et en pansant les nombreuses brûlures aux coudes et genoux inévitables sur ce type de terrain.

 

Tout le monde se retrouvera dans un petit restaurant de la zone industrielle autour d’un apéro huîtres et vin blanc chaud-offert par les Partenaires, qui sera suivi par un repas aussi long que bon (comme dirait encore B.S. :plus c’est long, plus c’est bon), qui se terminera debout devant la demi finale de la coupe d’ Europe. Les plus vaillants attaqueront l’apéro du soir dans la foulée, mais ne voulant pas tenter le carton jaune à la maison, j’ai préféré rentrer chez moi avant. Avec un peu de chance, vous trouverez les commentaires de la fin de journée sur le site de la feria de Palavas.

 

N’oubliez pas vendredi prochain : Match contre les inventeurs du rugby vétéran, j’ai nommé les Cissou Boys.

 

Et le vendredi qui suit : préparez vous à accueillir « los Valents ». Qu’ils m’ excusent par avance pour le commentaire du match ce soir là.

 

Philippe L.


 Vendredi 4 avril 2008 -  Match contre Les Croquants de Jacou : Le réveil du Catalan face aux Croquants

En ce vendredi 4 avril nous recevions nos amis les Croquants de Jacou pour le match retour. L’allé s’étant soldé par une solide victoire muscatière, il y avait un parfum de revanche dans l’air.

Nos adversaires du soir se montrèrent adeptes de la technique du troupeau dite du rester groupir. Ils débarquèrent tous en bloc et avec le sourire.

Côté Os de Vie, on notera de nombreuses absences : pas de Lionel, de Jean Louis, ni de Dom, ou de Barthole (ouf) et le petitou est toujours convalescent. Ce dernier n’était pas le seul international non présent. Ainsi Claude, Michel, Philipe L. qui s’était fait porter pale pour soi-disant cause d’allergie, Didier qui ne fut que spectateur et Mouss ne participèrent pas non plus à la rencontre. Et oui, dorénavant, dans les commentaires seront cités tous les tirs au flanc.

 

Le traditionnel passage par les vestiaires pour passer nos tenues de combat verra une nouvelle fois notre ami Bernard à la recherche de son maillot dédicacé par ses soins. A Frontignan, il n’a été prévu que de jouer avec des avants, les maillots allant du XXL au XXXXL. Du coup nos trois quarts flottent et risquent de s’envoler les jours de grand vent. Et ça, le catalan l’a bien compris.

 

Direction le terrain, parfaitement arrosé (merci au jardinier) afin de s’échauffer sous la houlette de notre préparateur physique et porteur de ballons Lolo. Philou recense les joueurs pour constituer l’équipe.

 

Le public est nombreux. Outre les joueurs blessés (Gaël et consorts), Christophe, c’est toute la famille à Olivier qui est venu le supporter.

Les consignes d’avant match sont données par le duo arbitral de la soirée, constitué par notre ami policier et un jacouzi.

 

La première mi-temps verra les Os concrétiser leur domination par deux essais. Le premier sera inscrit par Pierre et le second par Franck. Les croquants réduisant la marque peu avant la fin de la période. On assiste à un vrai jeu de vétéran : le ballon est porté et nos adversaires usent d’un beau jeu de ¾. Les Os se distinguent par une domination des avants et un liant retrouvé entre les gros et les lignes arrières.

La seconde période débutera avec quelques chicaneries, mais les arbitres feront preuve de sang froid et de tact pour remettre tout le monde dans le droit chemin. Bernard aurait soi-disant vaincu le signe indien et enfin inscrire un essai en 2008. Tout témoignage permettant de prouver ses allégations sera le bienvenue. Ce sera ensuite Mathieu, très en jambe ce soir, qui se prenant pour un centre d’envergure alla porter le cuir en terre de Jacou. Les Croquants marquaient quant à eux leur essai de la mi-temps et vendangeaient deux belles occasions.

Le troisième acte vit Eric en force, puis Mathieu à nouveau et enfin Olivier (sous les vivas de la famille) aggraver le score.

Les jacouzis marquèrent leur ultime essai pour un score final de 7 à 3.

 

On notera la blessure de Franck au poignet droit. Il expérimente donc la douloureuse rupture à droite.

Nos avants qui se sont pris pour des gazelles (Mathieu, Serge, Olivier, Franck, Jérôme, Jacques). Philippe dira : « on a des gros qui courent plus vite que les ¾ ». La phrase du jour sera à mettre à l’actif de Toy : « les avants nous ont fait du bien derrière ». Vivement le match contre les Valents.

Le manque de canne de votre serviteur qui après avoir réclamé de jouer en troisième ligne sortira prématurément perclu de crampes. Merci Philou pour tes paroles réconfortantes.

L’info de la soirée, le possible essai de Bernard qui mettrait fin à une longue période d’impuissance. On sentait que le doute s’était installé chez lui. Cependant si quelqu’un avait une vidéo, je serai plus certain de valider sa réalisation.

Comme promit, je parle de Jérémie et Dani qui se demandaient ce qu’il fallait faire pour apparaître dans les commentaires. Pour les remerciements, on verra ça vendredi soir sous la douche.

 

Cette dernière s’avérera glacée pour les malheureux Os qui la prirent en dernier. Ce qui nous valu de très réalistes imitations de Cheetah dans Tarzan par quelques Os frigorifiés.

 

Après avoir réalisé nos ablutions, direction le club-house pour l’apéritif. Une nouvelle fois une pénurie de bière se fit rapidement ressentir. Il va falloir penser à augmenter le nombre de fûts prévus.

Les Croquants furent nombreux à rester manger. Le menu était constitué d’une paella à volonté, suivi de fromage et d’éclair chocolat, vanille ou café. Gaël, grand seigneur, s’éclipsera avant le début du repas afin de permettre qu’il y ait assez de paella pour tous.

Et tout ceci se terminera par le classique petit verre de boisson mentholée qui rafraîchit notre haleine avant de rentrer se coucher auprès de nos douces moitiés.

 

Arnaud F.


 Vendredi 28 mars 2008 -  Match contre Les Partenaires MRC "Excuse-moi partenaire"

Après les tribulations des héraultais au Pays de Galles, retour à la « dure » réalité des matchs nationaux.

L’adversaire s‘annonçait de taille en la personne des Partenaires de Montpellier.

 

A l’arrivée au club-house, une délicieuse odeur d’encornet farcie vous titille les narines. Mais avant de se restaurer, il va falloir mériter sa croûte en jouant le match.

Franck arriva sur son 31, tout droit sorti d’un mariage (dixit Philippe L.). Une nostalgie de son ancienne équipe peut-être car il faut reconnaître la classe vestimentaire de nos visiteurs qui tranchait quelque peu avec nos humbles tenues.

Petit passage au vestiaire pour revêtir nos fringuants, quoi que parfois un peu trop amples, maillots blanc et jaune. Qui a encore piqué celui du catalan ?

Quelques straps, bandages et copieuse onctions d’huile chauffante sur le corps brillant et toujours sexy de notre ami Nano et direction le terrain.

Lolo prend l’échauffement comme à l’accoutumé. Philou tente un recensement de l’effectif muscatier en regroupant son troupeau de joueur autour de lui. C’était sans compter sur notre taquinerie habituelle.

Finalement, l’équipe est constituée, mais le nombre restreint de Partenaires obligera notre Poupou à constituer une bonne partie de l’équipe adverse avec des transfuges muscatiers.

Malgré le « handicape » d’avoir Mouss dans leur rang, les Partenaires nous firent subir une difficile première période. Pas vraiment rentré dans le match et rudement bousculé par nos adversaires et leurs mercenaires Os, nous fûmes rapidement punis par un premier essai, suivi de son petit frère quelques minutes après. Nos égarements défensifs et notre manque d’engagement nous promettait alors une défaite cuisante.

Heureusement, nous nous sommes bien repris en seconde période. La marque fut réduite par Mouss, de retour au bercail, sur un groupé pénétrant qui alla s‘écraser dans l’en but  Partenaire. Puis se fût Mathieu qui s’envola au-dessus d’un paquet de joueurs à seulement 1m de la ligne, pour aller aplatir l’essai de l’égalisation. Deux réalisations toutes en finesses.

La troisième mi-temps fut encore à notre avantage mais nous ne pûmes concrétiser notre domination fasse à des Partenaires au bout du rouleau mais combatifs voir un tantinet truqueurs avec la bénédiction de l’arbitre de la soirée Georges.

C’est avec joie que nous avons pu revoir parmi nous notre ami le discret David qui s’est bien éclaté en mêlée.

Dans ce secteur, Philippe L. ayant appris à poussée vers le bas (certainement au Pays de Galles par obligation vu les bestiaux d’en face) s’en est lui aussi donné à pleine joie. Tout comme Nano et ses fameux travers.

Félicitations à Mouss qui à enfin vaincu le signe indien. A chaque mi-temps, il a joué avec l’équipe gagnante.

Par contre, 122ème jours sans essai pour le Catalan. Si quelqu’un se souvient du dernier inscrit qu’il envoie un mail à catalanimpuissant@courtentravers.cata .

Au final, un match nul qui laissera quelques regrets. La classique haie d’honneur fut des plus amicales et chaleureuses.

 

Petite douche et direction le club-house pour descendre quelques fûts de bière.

Il y avait d’un côté les costards cravates de l’autre les maillots de Brigend. Deux styles très différents.

Le repas fut fameux : en entrée coquille Saint Jacques et saumon fumé, puis les délicieux encornets farcis et leur succulente sauce, un petit de frometon et une petite glace pour finir de nous caler les joues.

Le repas fut ponctué de quelque jet d’objets comme à l’accoutumé. Le plus surprenant sera un crabe volant vicieusement mais maladroitement jeté par Gaël. Si même lui se met à gâcher la nourriture !

Un petit Jet sera ensuite servi. Redondo en profitera pour se faire à nouveau remarquer et gratifier de sa fameuse chanson sur sa grande capacité à nous briser une partie sensible de notre anatomie.

Un dernier café pour la route et, l’heure étant déjà bien avancée, il fallait penser à regagner ses pénates.

 

Arnaud F.


 Week-end du 15 et 16 mars 2008 -  Les Os au Pays de Galles

Les voyageurs :

-       Philou, dit Oui-oui, le coach, l’homme au parapluie et aux sacs plastique

-       Michel, dit le chinois, le grand organisateur, célébrité locale à Bridgend

-       Lolo, dit l’africain, le palichon, un des abandonnés en terre étrangère

-       David, dit Lagisquet, le striker fou

-       Claude, dit l’huître, le collectionneur de maillots, le ronfleur, celui qui dort de travers

-       Patrick, dit Petitou, le Nelson Montfort espagnol, le champion du réveil brutal

-       Didier, oublie tout mais fini toujours par tout retrouver, le prieur

-       Dani, dit le bœuf, l’imagier, le ronfleur bis, rate les avions mais de peu

-       Mouss, dit moussalkaida, the looser, toujours vaincu mais avec panache

-       Eric, dit palette, c’est frotté aux gros de devant avec brio

-       Philippe, dit le chef, toujours devant, flotte dans les maillots

-       Arnaud, dit le fisc, le trésorier

           

 

En route pour Girona :

 

Jeudi 13, le grand jour du départ tant attendu est arrivé.

Lolo, Petitou, Palette, Claude, Michel, Didier, Mouss et votre serviteur étaient partis en éclaireurs à Gérone.

Après moult tractations du petitou pour arriver à trouver des chambres, nous nous installions dans un charmant petit hôtel.

Puis direction le cœur de la ville afin de visiter et de se restaurer. La visite était guidée par Michel qui nous fit découvrir les charmes de cette magnifique ville médiévale. Petit bémol, peut être à cause de son grand âge, il eut quelques difficultés à retrouver son fameux restaurant qu’il nous vantait tant. Ce qui nous permit de découvrir les petites rues typiques et pittoresques de Gérone, et par la même, un peu par chance, le fameux resto, le Bistrot.

Nous vidâmes quelques bières afin de nous réhydrater. Le petitou en profita pour tenter de se photographier avec un double mètre local lequel demeura hors cadre malgré tous ses efforts.

Nous tentâmes d’entamer une petite chanson vantant les pratiques bucalo-annales, mais nous fûmes rapidement rappelés à l’ordre par le patron. En Espagne, on ne chante pas à table. Le repas se révéla copieux et très bon.

Mention spéciale pour le serveur qui parlait un français impeccable et se révéla très gentil, voir gai (ou gay).

Après avoir descendu quelques verres dans différents bars locaux, retour à l’hôtel pour une courte nuit.

Réveil en fanfare à 4h ! !

Après un brin de toilette nous étions tous sur le parking à attendre petitou et Eric. Les belles endormies descendirent enfin, arborant de magnifiques bonnet de bains du plus bel effet.

Direction l’aéroport de Gérone où nous attendaient Philou, David, Philippe et Dany partis pendant la nuit.

Les bérets et les bouteilles de vin furent réparties dans les différents sacs avant la séance pesage des bagages.

Un rapide petit déjeuner et la troupe au grand complet embarquait dans l’avion direction Londres.

 

 

Arrivée à Londres

 

7h40. Ici Londres. Il pleut. Les Français parlent aux Français. Toute la troupe se réunit après les formalités d’usage pour récupérer son minibus. Toute ? Non, car trois Os de Vie déjà fatigués n’ont pu suivre le rythme de la colonne en marche et se sont perdus dans l’ aéroport. Après une rapide recherche et un sprint non moins rapide, Ils seront enfin récupérés pour rejoindre le gros de la troupe. Le bus est confortable, le chauffeur sympa quoique peu loquace. Arrêt technique sur le trajet pour tenter de trouver quelque chose de comestible. Il pleut toujours. Finalement, c’est dans un lieu patibulaire mais presque que nous ingurgiterons notre premier breakfast : saucisse bouillie avec cassoulet sucré (dénommé « beans » là bas), œuf au plat trop cuit et tomate cramée, le tout arrosé de sauce chimico-tomatée et de café dilué. Avant de repartir, Arnaud, profitant de ses qualités professionnelles, se fera élire à l’unanimité moins une voix trésorier de la bande. Quelques échanges de billets plus tard, nous reprendrons le bus direction Bridgend.

 

 

Arrivée à Bridgend

 

Arrivée sous la pluie sur les coups de midi à l’Alexandra Guest House, une maison jaune accrochée à la grisaille, et accueil charmant de Cherry et Calvin, les tenanciers de cette maison non close, qui nous ont même préparé une collation « à la française » : fromage, charcutaille, Bordeaux, Rioja et Cotes du Rhône afin de nous remettre du voyage.

Départ à pied sous la pluie pour rejoindre le centre ville tout proche malgré un détour du propriétaire ; nous y rencontrons nos adversaires du lendemain, les fameux Blazers Bleus, accompagnés de quelques catalans égarés et de Victor, le fils de Michel B... Ils ont l’ air sympathique, Philou les trouve « gaillards »

Nous partons ensemble sous l’averse vers le magnifique club house des gallois (faudrait inviter Claude pour lui montrer ce qu’on peut faire). Dégustation des spécialités locales : Carling, Guiness, j’en passe et des meilleures, le tout sous les maillots d’illustres ancêtres de tous horizons. Une petite soupe de légumes entre deux bières pour se réchauffer en guise de goûter à 15h30, et nous voilà prêts pour l’apéro du soir. Apéro qui sera zappé par quelques-uns qui préfèreront faire quelques emplettes sous un crachin humide.

 

 

Réception du vendredi

 

Rendez vous le soir à 20h au resto, ou la moitié des Os de Vie s’illustreront par leur fameux quart d’heure Frontignanais de retard (ajouté il est vrai au quart d’heure sétois , déjà entré dans les mœurs) au pays de la ponctualité extrême. Tiens, il reste des places près de l’orchestre ? J’ai compris pourquoi après. Dans une ambiance titanesque, nous engloutirons quelques victuailles comestibles (entrée, gigot, gratin, mais pas de dessert) accompagnés de vin français, au milieu de danses et chants repris par les Blazers bleus. Les os de vie, en infériorité numérique et disséminés dans la salle pour cause de ponctualité de nos hôtes, resteront discrets mais la soirée est encore longue. Déjà certains de nos adversaires du lendemain semblent accuser le coup alors que le repas vient juste de finir. Les Os jouent sur la distance.

La soirée se prolongera sous l’averse par une partie de bars parallèles, les joueurs par petits groupes testant l’accueil dans les différents troquets de chaque coté de la rue principale. Mention spéciale pour le Barracuda, une ancienne église utilement reconvertie en lieu de débauche et de service de boissons divines. Moi qui avais juré de ne plus jamais remettre les pieds dans une église, je revois un peu mon jugement hâtif. Quelques dépôts de gerbe plus tard, les joueurs tenteront de rejoindre en ordre dispersé leurs hébergements respectifs sous une bruine persistante. Contrairement aux joueurs des autres équipes, tous les Os de Vie trouveront leur lit. Après parfois un passage plus ou moins brutal dans le lit de leurs camarades. Palette aura juste assez de conviction pour empêcher David F. de remonter la rue dans le plus simple appareil à 4h du mat. Il faut dire que sous la pluie, c’était un coup à finir avec une broncho-pneumonie, à condition encore d’ éviter la maréchaussée locale.

 

 

Le match du samedi

 

Réveil aux Aurores le lendemain après une courte nuit. Un petit regard par la fenêtre : Il pleut. Efferalgan, Advil et Doliprane sont parmi nous. Un petit passage par la salle à manger, où nous nous régalons d’un copieux petit déjeuner local (même menu que la veille, mais qualité incomparable), et nous voilà partis sous la pluie vers l’hôtel des parisiens. Certains en profiteront pour refaire le niveau, qui a fortement baissé pendant la deuxième partie de la nuit, puis les capitaines respectifs feront l’inventaire des joueurs en état de courir. Pas brillant. Tout ce petit monde se dirigera sous l’averse vers le proche terrain de rugby. Philou, en panne de bottes, trouvera un stratagème efficace bien qu’esthétiquement discutable, même pour des britons, pour protéger ses chaussures lors de la traversée du terrain : une méthode sponsorisée par Carrefour et 3M, dite « méthode du sac plastique ».

 

Nous rencontrons les Gallois dans les vestiaires. Un rapide décompte des joueurs pseudo-valides, et la composition des équipes sera décidée : Entente Brigend-Os de vie (sauf Mous) contre les Blazers bleus+les Catalans+Mous. Après avoir choisi les crampons les plus longs possible, direction le terrain. Ou plutôt la piscine. Floc Floc. Echauffement rapide sous la pluie, consignes de l’arbitre dans un anglais impeccable, nous acquiesçons sans toutefois y piper mot, et c’est le début de la rencontre. Première mêlée, Palette est surpris. Eh oui, ici on pousse ! Et on joue au pied, et 2 fois 40 minutes en plus. La partie tournera rapidement à l’avantage des locaux, c’est à dire de nous (sauf Mous) : 2 pénalités + un essai transformé, contre une pénalité pour un score provisoire de 13 à 3, sous l’œil amusé de Philou, à l’aise dans ses sacs plastique. David finira enfin par rentrer sur le terrain en fin de partie, l’ailier titulaire ayant eu visiblement du mal à comprendre l’anglais avec l’accent aimargois. Une pénalité et un essai non transformé plus tard, l’arbitre sifflera la fin de la rencontre sur un score de 16 à 8 pour les Gallois-muscatiers (sauf Mous). Enfin, peu importe, puisque nous ne reconnaissons plus la couleur des maillots. « Ce n’est plus du rugby, c’est de la thalasso », dira Philou sous son parapluie et dans ses sacs plastiques. L’intendance locale se révèlera fort efficace, puisque plusieurs packs de Carling attendront les joueurs dès la fin de la rencontre, avant même la photo de groupe.

 

Retour au vestiaires sous la pluie, pour une bonne douche avec prélavage, rinçage, relavage, jusqu’à ce que l’ eau coule claire, et nous siroterons tranquillement notre bière en nous rhabillant. Il pleut toujours, donc nous ne traînons pas en route, et direction le club house, où nous sommes accueillis cette fois dans le salon VIP à l’étage. Comme en bas, mais encore mieux. Un repas nous est servi, saucisses bouillies puis grillées, accompagnées de frites (eh oui) et toujours cette sauce infâme, heureusement que la bière fera passer le goût.

 

 

Le Millénium

 

L’organisation étant parfaite, un bus viendra nous prendre directement au club house pour nous amener à Cardif. Première confrontation dans ce bus entre les chœurs gallois et les chœurs osdeviens, nettement à notre avantage. Petitou, blessé dès les premières minutes de la rencontre du matin, terminera sa pinte dans le bus et débutera une séance d’exhibitionnisme afin de bander correctement. Je parle de sa cuisse bien entendu. Le surplus de bande lui servira de décoration capillaire, relevée par quelques sparadraps.

 

Arrivée à Cardif, où il pleut, deux heures avant le début de la rencontre fatidique devant sceller le sort du tournoi. Petit tour dans les rues, où certains y perdront leur béret, puis nous rejoignons nos places à l’intérieur du stade. Nous sommes très bien placés, tout proche du terrain, pas loin du bar et des WC. Nous profiterons de l’attente pour admirer le professionnalisme anglo saxon dans la capacité et le débit du remplissage de pintes, avec des méthodes industrielles dignes du troisième millénaire.

Nous ne nous attarderons pas sur le match, tout le monde l’a vu, mais disons simplement que l’ambiance à l’intérieur du Millénium fermé est tout simplement indescriptible. Philou dira : « c’est comme la sodomie, il faut le voir pour le croire ». Les chœurs gallois pendant 80 minutes. On a bien tenté à un moment de lancer « la boiteuse », mais sans trop de succès.

 

 

Réception du samedi soir

 

Sortie du stade sous la pluie et dans la liesse populaire, puis nous rejoindrons notre bus et dans la foulée le club house pour y fêter la victoire galloise. A Bridgend, il pleut aussi. Nous resterons donc à l’intérieur. Remise des cadeaux entrecoupée de bières. Jean le photographe et son pote Mendois nous ont rejoint par leurs propres moyens. Nous recevons un magnifique polo, à la coupe certes discutable, aux couleurs du club local et du Boulou. Les bérets brodés, qui ont jusque là rencontré un succès sans précédent, sont offerts à nos hôtes et aux Blazers Bleus. Ils seront accompagnés de quelques bouteilles de Picpoul histoire de concurrencer la bière. Quelques pintes plus tard, un repas nous sera servi pour éponger la mousse qui commence à remonter de nos estomacs. Nous dégusterons donc les spécialités galloises : acras, samossas, beignets de calamar et même un riz bolognaise aussi bizarre que bon. Pendant que Petitou continuera ses frasques dans le club, nous déciderons de prendre congés de nos hôtes pour apprécier l’ambiance locale des pubs un samedi soir . Certains abuseront encore de ces breuvages locaux, tandis que d’autres s’essayeront au billard local. La fatigue aidant, la soirée ne s’éternisera pas trop, et après le souk traditionnel dans les chambres nous iront rejoindre les bras de Morphée (sauf Arnaud, qui rejoindra ceux de palaisi), à défaut de ceux de nos épouses.

 

 

Dimanche : le retour

 

Dimanche, lever tôt à nouveau, il pleut encore, et re-petit déjeuner toujours aussi excellent. Nous rejoindrons les Blazers sur les coups de 10 h pour une ultime pinte avant leur départ en bus. Après un dernier adieu, Keith nous offrira une tournée au nom de son équipe. Politesse qui lui sera rendue quelques minutes plus tard au club house.

Quelques échanges de politesses plus tard, nous verrons débarquer ce dernier avec les maillots que nous avons porté la veille (mais propres), et il en offrira un à chacun. La qualité de l’accueil gallois nous aura surpris jusqu’au bout. Après une dernière bière, notre chauffeur new look nous récupérera pour un transfert sur Londres sous la pluie. Derniers adieux à nos amis gallois, puis c’est malheureusement le départ.

 

Peu de temps après, sous la pression de David, et sous la pression tout court, nous demandons à notre chauffeur de trouver un endroit pro-pisse. Endroit qui sera salué par toute l’équipe, reprenant en chœur « gentille alouette » au-dessus des urinoirs. Un hamburger plus tard (deux pour le pilote), nous remontons dans le bus où les dérèglements intestinaux commencent à se faire sentir, au propre comme au figuré. L’absence de Serge n’est qu’un lointain souvenir.

 

 

Le capitaine quitte le navire

 

C’est donc la fin du voyage ? Non ! Comme dans les feux de l’amour, il y a toujours un rebondissement de dernière minute. Eh oui, juste avant d’arriver à l’airport, le téléphone de Michel sonne : une sacoche contenant des papiers d’identité a été trouvée au club house. Qui est l’heureux élu ? C’ est …c’ est ….c’est Lolo. Trop tard pour retourner, nous sommes à l’aéroport. Tentative de négociation, mais rien n’y fera, l’embarquement lui sera refusé. Lolo, en bon capitaine, quittera donc l’Ile britonne le dernier. Nous saluerons au passage la gentillesse de Keith, qui lui rapportera en mains propres sa sacoche pour lui éviter un périple en terrain hostile et inconnu. 700 bornes au bas mot. Chapeau, mec.

 

 

Oh, Dany est là

 

Abandonnant Lolo à son triste sort et avec ses clefs de voiture (et oui, nous ne sommes désormais que 11, mais avec 2 véhicules seulement : ça passe juste, mais ça devrait aller), nous nous dirigeons tranquillou vers les salles d’embarquement. Très tranquillou, même. Certains tentent de faire accélérer le pas, au risque de passer pour des hystériques, mais rien n’y fait. Petite attente au contrôle de police, Didier y laissera son gel, Michel son produit à lentilles, Philou passera de justesse après avoir perdu sa carte d’identité, ramenée in extremis par un gamin qui passait par-là, départ dans 10 minutes. Certains veulent aller au Duty free : pas le temps, il faut aller vers l’embarquement. Dany insiste pour changer ses Livres. Arnaud et Palette aussi, mais dans un élan de lucidité, ces derniers abandonneront leur idée initiale pour rejoindre les collègues. L’inquiétude commence à se faire sentir. Elle est loin, la porte 57. Le rythme s’accélère. On marche vite. On double, on bouscule. Soudain, une annonce au micro, ressemblant à l’annonce de la composition de l’équipe des Os de Vie se fait entendre. Une blague ? Non, Petitou est à nos cotés. C’est donc sérieux. Et là, course pour certains, sprint pour d’autres, c’est la ruée vers la porte 57. La fin de parcours s’apparente à un steeple chase. On saute les fauteuils, on marche sur les tables, on remonte une file à contre sens, mais on pointe dans les temps. Tous ? Non, car Dany le flegmatique arrivera quelques secondes trop tard et verra l’hôtesse par le hublot de la porte fermée. Il rechangera ses Euros en Livres, et rejoindra Lolo dans le hall, qui ne s’attendait pas à passer la nuit en si charmante compagnie. Du moins pas avec Dany. C’est donc sur un banc, accompagnés d’une bière et d’un sandwich, que nos deux acolytes passeront la nuit de la Saint Patrick.

Pendant ce temps, la pression retombe dans l’avion, et après quelques fous rires mérités, l’inquiétude se fait sentir. Les 10 Osdeviens ne sont pas sauvés pour autant, puisque Dany est également l’un des 3 chauffeurs de l’équipe. : 1 voiture pour 10, même en tassant, ça va pas être simple. A l’arrivée à Gérone, en l’absence de trains, de voitures de location, de bus, il ne nous restera que la solution taxi. Après d’âpres négociations menées par Petitou, adepte de la langue espagnole, un terrain d’entente sera trouvé. Le taxi et Michel B. (le seul chauffeur à avoir pu embarquer) nous ramèneront à bon port.

Quant à nos deux londoniens, grâce à la gentillesse de Keith ; ils pourront embarquer le lendemain moyennant finances, et rejoindront Gérone où ils se partageront royalement deux véhicules pour deux.

 

 

Pour finir

 

Finalement, tout est bien qui finit bien.

Un grand merci à Calvin et Keith pour leur accueil, on leur revaudra ça prochainement, du moins on ose l’espérer.

Merci également aux Blazers bleus qui nous ont laisser gagner (sauf Mouss)

Merci à Michel B. pour son organisation sans faille, et pour avoir réussi à prendre l’avion

Merci à Lolo et Dany qui nous ont bien fait marrer quand même.

 

Devinette : qui va payer sa tournée vendredi prochain ?

 

Arnaud F. / Phillipe L.


 Lundi 10 mars 2008 -  Match contre Les Tuniques Bleues : Mais que fait la police ?

C’est comme toujours avec ces adversaires que nous nous retrouvâmes un lundi soir sur le pré  -que dis-je, le champ- de Palavas pour notre traditionnelle rencontre entre pandores et Os de Vie. Un petit air humide, pluvieux même, agréable au premier abord puisque le terrain était moins dur qu’à l’accoutumée. L’herbe y faisait toujours autant défaut, remplacée ça et là par quelques salades, trèfles ou pissenlits plus propices à accueillir des lapins que des rugbymen. Mais personne n’ayant envie de lapiner ce soir là, c’est finalement un match de rugby qui aura lieu. Et puis, faut voir aussi le bon coté des choses : l’absence d’herbe par endroit nous permet de repérer plus facilement les cailloux (rochers, diront certains).

Ce sont donc deux douzaines d’Os de Vie , comme dirait Palaisi, soit 24 pour les nuls, qui auront bravé les intempéries, leurs femmes, ou leur patron du lendemain –voire les 3 à la fois- pour venir s’éclater sur ce terrain. On notera toutefois l’absence remarquée de David F. retenu pour :

Réponse 1) : Une visite de l’usine de fabrication de Ketum

Réponse 2) : Un contrôle d’alcoolémie positif traîtreusement diligenté par nos adversaires à la sortie d’Aimargues

Réponse 3) : La préparation d’un gala de danse

Réponse 4) : Un rapport en retard sur le service des grands brûlés du bras gauche à Lapeyronie

(Envoyez vos réponses à l’intéressé, ça peut valoir un bonus au quizz, on ne sait jamais).

 

On notera également la présence de Dominique C., de retour parmi nous, to